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08/08/2017
Le Petit Futé

Le Petit Futé

03/08/2017

La décoration décalée accrochée à l'enseigne attire l'attention vers ce petit bistrot où les tables et chaises s'étalent sur le trottoir de l'alléchante rue du Pas-Saint-Georges.

A midi, le choix varie entre la formule et une carte proposant une dizaine de plats de viande et des salades. Sur l'ardoise, on vérifie la suggestion du chef, c'est toujours frais et varié et ça donne envie !

Pour ceux qui arrivent trop tard pour avoir le plat du jour, il est toujours possible de prendre un carpaccio au pesto et sa petite salade avec la formule. Le soir, la carte style brasserie est toujours axée vers les viandes (magret, entrecôte...), mais plus développée.

Durant la journée, le bistrot reste ouvert et il est possible de siroter un verre en terrasse. Un bistrot authentique et sans chichis.

Sud Ouest

Sud Ouest

06/06/2016

[SUR LE ZINC] Rencontre avec le patron de l’établissement situé Rue du Pas-Saint-Georges : « Je n’ai pas envie d’être aimable avec des gens pas aimables »

« Accueil pourri, service insultant, aucun respect », « serveurs pas aimables », « je déconseille ». Ces commentaires pas franchement flatteurs ont été laissés sur Internet par des clients mécontents. Qu’à cela ne tienne ! Michel les a affichés sur la porte d’entrée du bistrot-brasserie qui porte son nom, rue du Pas-Saint-Georges, à Bordeaux : Le Michel’s. Il est vrai que ce patron de 38 ans désarçonne. Non pas tant par ses tennis vertes, ses boucles noires écrasées sous une casquette à l’envers et sa cigarette calée derrière l’oreille, que par sa verve. D’emblée, il tutoie et s’esclaffe quand on demande à parler au patron : « Le patron ? Il est parti aux Baléares pour faire construire un hôtel ! ».

« C’est sûr, il a son caractère », témoigne Ludovic, 53 ans, un habitué, qui juge néanmoins le lieu « convivial » : « La cuisine est bonne, les prix sont très abordables, les plats sont frais… C’est un restaurant qui a su garder un côté bistrot ; c’est important car il y en a de moins en moins dans les quartiers. »
À l’intérieur, deux salles. Soleil oblige, elles sont vides. Les clients, de tout âge, occupent les petites tables vertes de la terrasse. Ils mangent un tartare à l’italienne ou un burger au thon, accompagnés de vins qu’ils ont pu goûter au préalable. Michel le propose systématiquement, pour éviter à ses clients des déceptions. Il dit que dans son bistrot, « on ne ment pas ». « Je n’ai pas envie d’être aimable avec des gens pas aimables », lâche-t-il.
Ça vaut aussi pour la cuisine, « simple », mais de qualité. Et pas de chichis dans l’appellation des plats. Le côté « ronchon, pas avenant », il le cultive : « C’est un jeu, c’est rigolo. D’un œil extérieur, on peut se dire qu’on n’est pas commodes, mais on joue un rôle. » Comme, par exemple, quand il demande aux clients d’aller remplir eux-mêmes leur carafe d’eau, ou qu’il prend le temps de blaguer avec eux. Son objectif n’est pas l’argent, dit-il, mais la relation avec les clients, et aussi « le plaisir de travailler » pour lui-même et ses six salariés. Aucun changement en vue pour les dix ans à venir : « Je suis heureux comme ça », conclut-il.

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